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A Propos

Ici, la plateforme officielle du Leader du Parti Les Transformateurs du Tchad. Un espace interactif où vous pourrez donner votre contribution à la réalisation de la vision de ce leader charismatique au service du Tchad et d’une Afrique nouvelle, l’Afrique décomplexée, ouverte au monde et maîtresse de son destin.

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En quête d’espoir, vous l’êtes, et je peux entendre votre colère dans un pays où tout augmente. Le prix du litre d’huile a doublé presque. Nos mamans, et les DeneMosso ici ne me contrediront pas. Un bidon de 5 litres à 8000 au lieu de 5000 il y a seulement quelques mois encore, ce qui était déjà trop.

On aurait été un pays normal, avec un gouvernement normal, on aurait déployé un plan d’urgence et de résilience alimentaire finançable déjà par le surplus d’augmentation du cours du pétrole. Car voyez-vous, le budget 2022 du Tchad a été élaboré avec l’hypothèse d’un cours du pétrole bas de 62 dollars le baril et aujourd’hui le cours de ce pétrole a presque doublé se situant à 117 dollars. Sur la moitié de l’année, nous avons fait le calcul, c’est déjà 300 milliards supplémentaires qui sont rentrés sur la moitié de l’année et si le cours continue à rester au niveau actuel jusqu’à la fin de l’année, on aura au total 600 milliards supplémentaires non attendus et qui tombent dans les caisses supposées être celles de l’Etat. Si on avait des gens sérieux au gouvernement, on aurait conclu déjà les accords avec les créanciers de sorte que ce surplus de revenu serve à mettre un bouclier protecteur pour notre population pour que les prix de nos Fangasso et mapa ou huile pour cuire les Marara et Moulkié n’augmentent pas au rythme qu’on voit aujourd’hui. 600 milliards de plus sur une année dont déjà 300 milliards enregistrés, c’est beaucoup et vous vous souvenez que nous avons d’ailleurs proposé un plan OSÉ (Oxygène Social et Économique) de 100 milliards seulement pour créer 100 mille emplois privés à raison d’un million, un emploi. C’est possible de réaliser cela si on nous avait écoutés et c’est encore possible, et nous sommes prêts à leur expliquer comment faire, pour le bien de notre Peuple, une sorte de consultation gratuite républicaine. Mais apparemment même quand nous voulons former gratuitement les jeunes entrepreneurs, ils nous l’interdisent. Quand nous voulons enseigner gratuitement, ils nous l’interdisent…

Veulent-ils vraiment le bien du Peuple ?

Mais bon malheureusement il n’y a pas de Transformateurs là-bas dans ce gouvernement pléthorique dont on voit les résultats mitigés. Vous avez compris que s’il y avait des Transformateurs, dirigés par des transformateurs, on aurait agi différemment avec un résultat différent. On aurait agi tout de suite en urgence pour le Peuple.

En quête d’espoir vous l’êtes, ces millions de diplômés sans emplois à qui on explique que vos diplômes ne sont que des katkatsakit et que comme par hasard, les Tchadiens qui n’ont jamais mis pieds à l’école auraient forcément des compétences que vous n’auriez pas.

Du haut de ce Balcon de l’Espoir, nous voulons vous envoyer un signal fort, celui d’une obligation de résultat et nous avons collectivement le devoir de tout faire pour réussir enfin à choisir nos dirigeants serviteurs, par des Tchadiens, de façon démocratique afin de répondre à ces défis pour lesquels ils ont échoué à trouver des solutions.

Oui notre peuple est en quête d’espoir et la plus grande liberté d’un peuple, c’est la liberté de choisir ses dirigeants et c’est en cela que tous nos partenaires historiques et nouveaux partenaires doivent changer de regard et de logiciel. Nous le leur avons dit.

En vos nos noms, je suis allé dire aux partenaires africains et non africains du Tchad avec à leur tête la France pour les non africains, que le moment est venu de ne pas regarder le Tchad 3.0 avec les loupes du 20ème siècle. Je l’ai dit aux autorités françaises à la suite de la lettre du 06 février 2021 adressée au Président Macron que vous pouvez retrouver dans le livre le Courage de la Liberté confisqué par l’ANS, je l’ai dit à la suite des interviews consécutives à l’adoubement du CMT sans dire la suite.

 Parce que la France s’est invitée factuellement dans la transition, elle a l’obligation morale d’accompagner le peuple tchadien jusqu’au bout et ce que notre Peuple veut, ce n’est ni la succession, ni la confiscation armée du Pouvoir. Ce que notre Peuple veut, c’est de pouvoir choisir librement et démocratiquement ses dirigeants à l’issue d’une élection où personne ne peut être juge et partie. Monsieur Macron qui vient d’être élu démocratiquement par son Peuple a lui aussi la dernière chance pour faire rentrer la France dans le cœur de notre Peuple en tenant sa promesse faite sur le Perron de l’Elysée le 27 avril 2021 à côté du Président en exercice de l’Union Africaine en son temps, vous vous souvenez, c’était à la suite de tueries qui ont eu lieu sur les Marcheurs du Peuple, sous le CMT, le 27 avril 2021. J’ai donc eu l’occasion de rappeler aux autorités françaises que le Président Deby, paix à son âme, qui était considéré jusqu’au bout comme ami de la France a semé lui-même les germes du sentiment anti français en disant que c’est la France qui l’a imposé au peuple tchadien en modifiant la Constitution et que si les Tchadiens n’étaient pas content de sa gouvernance, il fallait se tourner vers la France. Il a même ajouté en allant chez le Président Tombalbaye que c’est la France qui l’aurait assassiné parce qu’il a donné le pétrole aux Américains. Vrai ou faux, ce que mon Peuple debout aujourd’hui veut, ce n’est pas de regarder le passé mais nous exigeons une transformation des partenariats basés sur le respect mutuel, l’égalité et les intérêts mutuels de nos deux peuples. Ce message, je l’ai passé en vos noms dans tous les cercles de décision française en rappelant que nous avons ici la dernière chance qui s’offre à tous. D’ailleurs je ne l’ai pas seulement dit oralement tout ce que je vous dis là, je l’ai consacré à travers une lettre à la France et aux nouveaux partenaires du Tchad, c’est la lettre numéro 8, de la page 181 à la page 195 du livre Le Courage de la Liberté que vous avez et qui comme par hasard est confisqué par l’ANS.

Vous voyez, nous, nous ne sommes pas complexés vis à vis des dirigeants des pays de démocratie senior, certains parmi eux nous les avons connus sur les bancs de l’école avant qu’ils ne dirigent leurs pays et croyez-moi, de Paris à Londres ou Boston, de la France à l’Angleterre ou aux USA, sur les bancs des mêmes écoles où ils ont été formés, nous, petits fils de tirailleurs sénégalais et tchadiens, n’étions pas derniers et c’est donc sans complexe que nous leur avons dit que ce qui n’est pas acceptable chez eux, ne peut être acceptable pour notre Peuple en ce 21eme siècle.

Ce même message, nous l’avons porté en vos noms sur le continent africain où de nombreux chefs d’état nous ont fait l’honneur de nous recevoir et nous avons eu l’occasion de leur dire que le moment est venu qu’ils se préparent à un Tchad enfin sur ses deux jambes où la question de sécurité et de développement sont prises à bras le corps. A cette occasion, je leur ai signifié qu’à la fin de cette période transitoire, les Tchadiens veulent qu’enfin l’urne portée par le Peuple soit plus puissante que l’arme portée par quelques groupes et qu’au final s’ils veulent en tant qu’Africains être aux côtés de notre Peuple, voilà comment ils peuvent le faire.

Je vous ramène ici l’esprit de Sankara qui nous invite à faire mieux que nos pères fondateurs. En vos noms, je suis allé dire à certains chefs d’Etats, à certains décisionnaires africains et autres qui ont été habitués à un Tchad sur une seule jambe, que nous peuple tchadien debout et à l’ouvrage, sommes décidés à bâtir enfin un Tchad sur ses deux jambes où sécurité et développement vont de pair et où démocratie et alternance vont de pair, où liberté et égalité vont de pair et où l’urne portée par les Tchadiens, oui les Tchadiens et personne d’autre, disais-je, un Tchad où l’urne du Peuple est plus puissante que l’arme de quelques individus qui sont tentés de conserver le statuquo.

Nous sommes ici, sur ce Balcon de l’Espoir pour adresser un message d’Espoir à notre Peuple et au monde : n’ayez pas peur du Tchad post-transition car ce sera le Tchad bâti enfin par son Peuple qui aura choisi librement ses dirigeants.

Alors oui, d’ici, je peux ressentir cette énergie contagieuse que seuls vous savez me transmettre, et nourri par votre intelligence et votre énergie débordante, nous sommes là pour dire au monde que personne, vraiment personne, rien, vraiment rien ne nous détournera de ce chemin qui est celui du Peuple qui a décidé de se libérer des mensonges, des apartheids et des injustices organisées par des Tchadiens contre des Tchadiens depuis des décennies avec la complicité de quelques intérêts privés étrangers. La première responsabilité incombe à nous Tchadiens et c’est à nous de choisir des dirigeants qui ne seront plus complices du pillage et d’une coupe réglée de notre Peuple. Ces pilleurs de notre Peuple, vous les connaissez, ils sont dans vos quartiers, il faut transformer leurs cœurs, car c’est eux les premiers responsables.

Vous savez en droit comme dans les relations diplomatiques, l’auteur principal n’est pas puni de la même manière que le complice. Et parfois en s’occupant des principaux auteurs de nos misères, en les remplaçant dans des vraies urnes qui arrivent et en nous donnant les moyens de nous assurer des résultats du choix du Peuple, vous verrez que les complices de nos misères d’hier vont disparaître parce qu’ils auront enfin en face des dirigeants serviteurs et un dirigeant serviteur ne peut pas brader les intérêts de son Peuple, un dirigeant serviteur regardera chaque partenariat pour s’assurer que les intérêts de son Peuple sont sécurisés,

Vous voyez donc pourquoi nous sommes les chantres du Leadership Serviteur, dans le respect des autres peuples et de ce qui appartient à ces peuples.

 Nous devons et nous allons mettre fin à cette injustice et ces inégalités parce que oui, nous arriverons à cette terre promise de justice et d’égalité pour tous en étant lucide sur le chemin qui nous a conduit dans ce pays à la situation actuelle.

Mais parce que nous nous appelons les Transformateurs, nous allons gagner cette bataille avec notre Peuple, avec class, sans tomber dans les pièges de ceux qui veulent vous détourner de l’objectif pour maintenir le statuquo.

Parce que nous sommes Transformateurs, même quand ici même, des Tchadiens, armés, parlant une langue tchadienne tiraient sur ce bâtiment, blessant, tuant parce que nous revendiquons en marchant la justice, jamais nous n’avons appelé à s’en prendre à eux, ni physiquement ni à leurs biens et pourtant nous les connaissons, ils sont là dans nos quartiers, dans notre ville dans notre pays.

 Est-ce ce que nous avons répondu à leur brutalité et leur haine par la haine ? Non. Non parce que nous nous appelons Les Transformateurs et nous allons transformer l’injuste par notre engagement déterminé pour transformer ce qui est mauvais.

Parce que nous sommes des Transformateurs, nous construisons des ponts là où les autres proposent des murs de ruptures.

Parce que nous sommes des Transformateurs, nous ne disons pas à bas les  injustes mais nous disons à bas l’injustice. L’injustice on l’abat mais l’injuste, on le transforme. Et je peux presque entendre Sankara nous dire qu’il est d’accord avec nous, lui qui disait à bas l’impérialisme, mais jamais à bas l’impérialiste et pour lui les impérialistes étaient autant les Africains dans nos pays que des étrangers s’appuyant sur ces relayeurs locaux pour asservir leur peuple. Alors oui à bas l’injustice et non à bas l’injuste. Car si je vous disais à bas les injustes, je vous aurai demandé de tuer tous ces Tchadiens stationnés Ici qui nous ont fait du mal, qui nous ont violentés mais face auxquels nous avons toujours répondu par l’amour transformateur du prochain.

Alors oui à bas la violence et non à bas le violent. À bas le pillage et non à bas le pilleur. À bas le vol et non à bas le voleur. À bas la boundoucratie et non à bas les boundoucrates.

Alors oui abas la françafrique et non abas la France et son peuple qu’il ne faut pas confondre à ses représentants.

Parce que nous sommes des Transformateurs, jamais nous ne nous associerons à un projet qui prône la haine d’une ethnie, d’une communauté ou d’un Peuple.

Parce que nous nous appelons les Transformateurs, nous avons appris la désobéissance civile pacifique en formant des milliers de nos militants ici même aux formations à vos marques pour la désobéissance civile contre le 6eme mandat, pour une transition et une nouvelle Constitution et élection démocratique.

Alors posons-nous une question. On a marché pacifiquement contre le 6eme mandat, est-ce qu’il y’a eu 6eme mandat ?

 Nous avons marché pacifiquement contre les résolutions et les Constituons d’apartheid qu’ils ont voulu imposer aux Tchadiens. Est-ce que cette Constitution existe encore ?

Nous avons marché pacifiquement contre ces faux dialogues organisés par le passé, ils ont été obligés à devoir organiser ensemble un nouveau dialogue oui ou non ?

Alors, à vous qui nous avez fait confiance au moment où très peu de Tchadiens croyaient qu’il était possible par le courage du Peuple, de rendre possible ce qui semblait impossible,

À vous qui vous êtes sacrifiés pour arracher une chose fondamentale, le droit de marcher dans ce pays, ne laissez personne venir dénaturer votre lutte déterminée en voulant manger son piment dans votre bouche.

Nous les connaissons, tous ces profiteurs du système que nous avons combattus et qui veulent s’improviser révolutionnaires, observez les par deux fois.

Ils n’ont aucune leçon à vous donner car quand vous faisiez face aux Tchadiens tirant sur d’autres Tchadiens qui exigeaient la justice, ils vous regardaient avec mépris et applaudissaient même le système en face d’hier.

N’ayez aucune naïveté dans cet engagement pour notre pays. Notre lutte est pour notre Peuple et non pas contre un autre Peuple ou une autre communauté, ni nationale, ni africaine, ni internationale. Être contre un Peuple ou un pays n’est pas un projet de société.
 Être Transformateur c’est être pro-Tchad et pro-Afrique et non être contre un autre Peuple, peu importe le dirigeant en face.

 C’est cela notre marque de fabrique et notre ADN et nous le réaffirmons ici et les Tchadiens choisiront dans les urnes et nulle part ailleurs.

Ni notre éducation, ni notre foi, ni notre culture politique ne nous a appris la haine de l’autre et hier, aujourd’hui et demain en responsabilité, les Transformateurs seront fidèles à cette ligne.

Et c’est celui qui a refusé d’autres nationalités pour ne se contenter que de la nationalité tchadienne qui vous le dit.

 Mes chers amis,

Ce chemin qui nous a conduits de l’appel du 29 avril 2018 au Stade en passant par la maison de la femme et qui nous a fait sillonner ensemble toutes les provinces de notre pays, ce chemin-là, nous avons en toute indépendance choisi de construire ensemble avec audace, exigence et bienveillance.

AUDACE d’abord car il en a fallu pour affronter le système d’injustice et nous, nous étions ici sur le terrain à affronter ce système en mettant notre poitrine et nos vies en jeu.

 EXIGENCE, il le fallait et il en faut pour ne pas tomber dans des solutions de facilité. Nous ne sommes pas des populistes, nous sommes un parti de gouvernement qui aspire diriger dans la justice et l’égalité ce pays demain matin si nécessaire et nous voulons de manière exigeante, transformer nos politiques publiques, transformer  ces partenariats qui nous lient aux autres pays africains ou non africains, transformer notre société dans son rapport au travail, à la diversité, à l’égalité. Vous voyez pour faire ces choses il faut être exigeant envers soi pour pouvoir être exigeant avec les autres.

Et je vais vous raconter quelque chose qui illustre notre vision de ce que c’est qu’être exigeant. Il y’a quelques années vous vous souvenez que les dirigeants Tchadiens se comportaient en RCA comme en territoire conquis au point où certains de nos compatriotes se sont livrés à des actes dégradants, humiliants vis à vis de nos frères de la RCA. Il en a résulté une animosité dont vous avez suivi les conséquences. À l’époque où je travaillais encore à l’international, il m’est arrivé d’échanger avec un ami centrafricain qui m’exprimait tout son ressenti par rapport à la politique du Tchad vis-à-vis des Centrafricains, c’était le jour où le Président Deby a convoqué en une journée les deux autorités centrafricaines y compris les députés et autres en leur intimant les ordres ici à N’Djamena avec une arrogance terrible. Cet ami centrafricain me disait que pour eux, le Tchad est un de leurs problèmes en RCA. Je lui ai dit que je comprenais sa colère légitime, mais non, ce n’est pas le Tchad mais plutôt une politique tchadienne qui vous a causé du tort. Et de lui ajouter, ce qu’il vous faut c’est choisir démocratiquement un dirigeant qui peut faire face à cette mauvaise politique issue de mon pays mais il ne faut pas penser que même dans mon pays on est d’accord avec cette politique qui vous est infligée. De fil en aiguille de notre discussion, nous sommes arrivés à ce que les Centrafricains pouvaient faire face à cette situation. La mauvaise solution c’était évidemment de s’en prendre aux Tchadiens et c’est ce qui s’est passé en RCA en partie. Avec le recul, qui ici parmi vous peut accepter qu’on blesse, torture et tue des Tchadiens parce que leur président s’est mal comporté vis à vis d’un autre peuple?

Qui ici peut accepter que les Centrafricains brûlent les magasins des Tchadiens ou les drapeaux du Tchad parce que le Président Deby s’était mal comporté ?

Qui ici peut demander qu’on déteste les Zakawa parce que vous avez entendu un Tchadien parlant Zakawa brutaliser un Marcheur ou tirer sur vous ?

Qui ici peut demander aux Tchadiens de détester les Sara, les Gourane, les Zakawa parce des dirigeants Tchadiens issus de ces communautés se sont mal comportés ?

Si vous êtes capables de faire la différence entre un individu et une communauté, un dirigeant et un Peuple, une politique publique et un Pays, alors vous êtes un Transformateur car c’est cela être BIENVEILLANT, la bienveillance étant la troisième composante de notre devise.

 Alors d’où vient-il que des gens veulent vous piéger, vous tromper et manger leur piment dans votre bouche ? D’où vient-il que des gens veuillent dénaturer votre lutte pour revenir vous coller exactement ce que vous n’avez jamais voulu faire aux autres puisque vous n’avez jamais voulu qu’ils vous le fassent.

 Notre Peuple n’a pas besoin de remplacer le drapeau d’un mauvais partenaire par celui d’un autre comme si on sautait d’un esclavage à un autre. Au contraire nous devons élever le drapeau de notre pays et transformer tous les partenariats en ayant ceci à l’esprit.

Vous les jeunes générations qui nous suivez, sachez ceci : Dans les partenariats c’est les intérêts des peuples qui comptent. Tous les pays avec lesquels nous travaillerons demain défendront leurs intérêts et à nous de savoir défendre ceux de notre Peuple.

Vous qui avez le illim, le kaadoh, le Yanguér, vous n’êtes pas les moutons de Panurge, vous savez que comme le disent les Bantou, si vous avez dans une main de l’huile qui vous permettra de manger la seule farine de la journée qui se trouve dans la main droite, si une mouche vient se poser dans votre narine, faites gaffe, sinon en voulant chasser la mouche avec la main droite, vous pouvez perdre l’huile et en voulant la chasser avec la main gauche, vous pouvez perdre la farine. Dans un cas comme dans l’autre, vous n’aurez peut-être rien de complet et pourtant ce n’est au final d’une mauvaise mouche dont il est question.

Et ce n’est peut-être pas avec la main qu’il faut chasser la mouche. Méditez cette maxime africaine de la mouche, la farine et l’huile.

Pour le chemin devant nous, j’en appelle à votre bon sens qui est la chose la mieux partagée. Le chemin qui nous reste à parcourir n’est plus grand et nous allons arriver à cette terre promise en étant fidèle à notre caractère, notre ADN, notre identité.

Certains font de la violence leur religion, nous ce n’est pas notre vision.

Certains font du mensonge politique et du populisme leur engagement zigzag, nous ce n’est pas notre méthode.

Mes chers amis, mes chers compatriotes, vous nous avez fait confiance pour porter cette espérance collective et jamais nous ne vous trahirons et merci pour cette confiance sans cesse renouvelée qui nous honore.

Mais quand je vois le regard de tous ces oubliés de la République, de toutes ces mamans qui souffrent, de tous ces diplômés sans opportunités, de tous ces Tchadiens sans eau potable, sans électricité, et qui n’ont même pas la possibilité de partager deux repas par jour, je sais qu’ils attendent de nous tous une obligation non pas de moyens seulement mais surtout une obligation de résultat.

Ils n’attendent pas de nous du buzz et un engagement pour flatter l’ego ou pour faire plaisir, mais ils attendent de nous d’avoir des résultats en faisant bouger les lignes de manière efficace.

Du haut de ce Balcon de l’Espoir, avec ma plus grande admiration pour votre engagement pour notre dignité, permettez-moi de vous dire que nous sommes en train de faire bouger ces lignes et ne vous fiez pas aux bruits environnants, c’est comme les derniers coups de patte d’une bête abattue. Ce vieux système ou ce qui en reste veut créer des pièges, semer le chaos et s’ériger en rempart pour maintenir le statuquo, simplement parce qu’ils savent que grâce à votre sacrifice et votre engagement, vous êtes en train d’ouvrir les portes qui étaient jusque-là fermées. Vous êtes en train de transformer les impassibilités d’hier en possibilités d’aujourd’hui.

Ceux qui vous disaient que le sixième mandat rejeté par notre peuple était dans leur poche sont revenus dire en fait c’est vous qui avez raison.

Ceux qui disaient que les dialogues passés étaient les meilleurs dialogues et qu’il n’en fallait pas un autre, les voilà revenus vous dire qu’en fait c’est vous qui avez raison.

Ceux qui disaient même que vous n’étiez qu’un machin sur les réseaux sociaux, ils ont vu que le Parti des réseaux sociaux a le plus grand nombre de militants et a rempli le plus grand stade du Tchad en moins de 24h de mobilisation sans louer ou payer des participants.

Et les voilà qui reconnaissent que finalement en dehors de vous, ils ont fabriqué tous les autres qui ont maintenu ce pays dans la misère pendant toutes ces décennies. C´est donc l´heure des aveux.

Voyez-vous, notre seul tort, c’est d’avoir eu raison très tôt.

Et c’est ceux-là ou ce qui en reste qui pensent encore perpétuer le système en prenant en otage mon jeune frère le Général Mahamat aux oreilles de qui ils continuent à siffler les versets et sourates de la mort.

Ici encore, comme nous l’avons fait il y a quelques mois, je demande solennellement au Général Mahamat de se libérer de ces chaînes de la mort qui le guettent en organisant des pièges comme ceux de ces derniers jours faits d’amalgame, de tueries dans différentes localités et arrestations totalement injustifiées.

Certains pensent que parce que leur seule raison d’être c’est l’insécurité, il faut de l’insécurité pour justifier leur présence au sommet de l’Etat.

Je demande au Général Mahamat de se libérer de ces prophètes de la mort qui risquent de l’embourber dans le sable du désert mouvant.

Je demande au Général Mahamat de libérer tous les Marcheurs arrêtés le 14 Mai car une justice qui n’est pas capable de mettre en prison des gens qui ont tué des Marcheurs le 27 Avril et le 08 Mai 2021 n’est pas digne de mettre en prison des Marcheurs du 14 mai 2022 qui n’ont même pas été pris en flagrant délit ni de port d’arme, ni de destructions des biens. Ils n’ont rien à faire là-bas en prison pendant que nous attendons toujours les conclusions ne serait-ce que d’une enquête sur ces gens qu’on a vus tuer des Tchadiens en roulant dans des voitures aux côtés des forces de sécurité avec des images en plus.

Je demande au Général Mahamat pour qui le temps est compté pour rentrer dans l’histoire, car il reste 4 mois suivant l’engagement initial de 18 mois, d’accepter de corriger le tir et de ne pas lire ces fiches et discours qu’on lui écrit pour dire que tout va bien même si ça brûle à Kouri bougoudi, tout va bien même si ça brûle à Abéché , Sandana, Danamadji,Kelo, Moundou, N’Djamena, Faya où des Tchadiens armés tuent d’autres Tchadiens désarmés.

Oui cher jeune frère, ne lis pas  ces fiches qui te disent que tout va bien même si les syndicats sont en grève, les avocats en grève, les magistrats en grève et la misère sociale grandit avec une cherté de vie rarement vue dans l’histoire de notre pays.

Oui cher jeune frère, le moment est venu d’avoir le courage de la liberté pour accéder à ces revendications légitimes qui sont les nôtres pour aller à un dialogue qu’on n’a pas pu organiser en 14 mois de préparation sur une transition de 18 mois annoncée.

Tout le monde a droit à un Pré dialogue qui ne doit pas être transformé en une foire de distribution de postes ou de pouvoir entre cousins, frères, neveux, corégionnaires ou coreligionnaires. Parlons du Tchad en toute circonstance et si nous voulons un Tchad de justice et d’égalité, une famille, une région ou un groupe ne peut parler au nom des Tchadiens. A Doha, à N’Djamena ou ailleurs, faisons attention aux signaux qu’on envoie pour l’avenir de ce pays.

Ceux qui sont tentés par la simple distribution de postes et le partage du pouvoir sur fond d’achat de consciences ou entre amis, cousins, neveux, oncles ou coreligionnaires ou corégionnaires, ou sympathisant d’un parti avec ses annexes, nous leur disons ehooo, Vox Populi Vox Dei, la voix du Peuple c’est la voix de Dieu et ce Peuple vous dit que nous avons là devant nous la dernière chance pour rectifier corriger nos tares du passé récent et de rectifier le tir.

 Ils nous ont demandé de leur faire confiance sur les 18 mois sur lesquels ils se sont engagés. Et c’est eux qui se sont engagés de manière unilatérale sur 18 mois, 93 conseillers nationaux.

Lorsque nous avons en vos noms demandé pourquoi 93 Conseillers Nationaux, on nous a dit qu’ils ont pris par hasard 3 par province sans respect de la représentativité de chaque province…

Lorsqu’en vos noms nous avons demandé mais pourquoi 18 mois, et pourquoi pas 20 mois ou 15 mois, ils nous ont répondu qu’on doit leur faire confiance et qu’ils vont respecter les 18 mois. Il reste 4 mois, est ce qu’ils vont tenir cela ? Comme le disent les sportifs, le Peuple les attend au rebond. Si on nous avait écoutés, nous n’en serions pas là, mais comme nous sommes bienveillants, nous leur demandons de rectifier le tir.

Rectifier le tir en consacrant clairement l’inéligibilité de ceux qui gèrent la transition et en consacrant la souveraineté du dialogue et l’inamovibilité des organes qui seront mis en place après le dialogue de sorte que la sincérité et l’objectivité soient au rendez-vous enfin.

Rectifier le tir en mettant sur pied immédiatement un comité paritaire de codéfinition de l’agenda du dialogue entre tous ceux qui ont accompagné le CMT et les autres Tchadiens qui sommes restés sceptiques et à qui l’histoire semble donner raison vu le temps qui reste et le chemin parcouru par les équipes mises en place par un seul camp jusque-là. Le Dialoguer c’est pour synonyme de 2. On ne dialogue que quand il y’a deux camps qui doivent s’entendre. Si c’est un camp qui impose son agenda, ce n’est plus du dialogue, c’est du monologue basé sur un contrat d’adhésion.

Rectifier le tir en codéfinissant un quota de juste représentation des différents acteurs. Nous ne voulons pas d’un dialogue où on donnera la parole aux mêmes personnes issues d’une seule famille et qui auront leur représentant à la Présidence, au gouvernement, à l’opposition ou rébellion et société civile. Les Tchadiens ne veulent plus de ces escroqueries politiques. Il est encore temps de rectifier le tir.

Rectifier le tir en décrispant le climat politique c’est pour ça qu’il faut libérer purement et simplement ceux qui n’ont rien à faire en prison pendant que ceux qui tuent les Tchadiens partout sont libres.

Oui il faut  avoir le courage de rectifier le tir.

Si pour ces choses qui sont ce que notre peuple attend, il y a des oreilles pour entendre autour de l’égalité, devant l’autel de la sincérité, de la vérité et de la bonne foi, alors, dès demain, nous y sommes prêts comme nous y avons toujours dit dès le début de cette période transitoire par fidélité à notre Peuple

Dès le premier jour, nous avons appelé à une transition civile-militaire réelle avec des pouvoirs réels, pas ce gouvernement dans lequel des chefs de services et secrétaires ont plus de pouvoirs que les ministres et leur patron.

Ceci n’est qu’une duperie annexée au CMT qui a tous les pouvoirs. Il faut avoir le courage de rectifier le tir.

Dès le premier jour de cette période, nous avons dit qu’une vraie équipe de transition ne peut être issu que des organes mis en place de manière consensuelle à l’issue du dialogue. C’est pour cela qu’il aurait fallu aller rapidement au dialogue car ce qu’on a mis en place en avril puis mais 2021 jusque-là, ce n’est pas une équipe de transition mais plutôt une prétransition qui s’est embourbée, incapable d’organiser le dialogue après 14 mois de fonctionnement.

Faire l’erreur est humaine, persister dans l’erreur est diabolique, alors rectifions le tir pour le bien de notre pays en associant toutes les intelligences.

Alors, repartons dans nos sociétés en engageant chaque Tchadienne et Tchadien à veiller comme des sentinelles au milieu de la nuit pour que de ce minuit dans nos cœurs, naisse un jour nouveau de justice et d’égalité.

C’est d’ailleurs dans ce sens que nous vous annonçons le début de la caravane de transition vers la transformation du Tchad dans la justice et l’égalité.

Cette caravane qui commencera dès le mois de juillet nous amènera vers vous partout sur le territoire pour que nous soyons et demeurons les sentinelles et conquérir in fine la liberté en tant que Peuple, de choisir nos dirigeants de manière démocratique afin d’apporter des solutions coconstruites ensemble.

Nous serons donc dans quelques semaines, sur les routes vers vous, sur les chemins vers vous car quand le chemin est dur, seuls les durs tracent le chemin.

Traçons ensemble ce chemin des durs pour l’avenir de notre pays. Gardez nous les tomates à Abeché, les dattes à Faya, les Bourbayo à Moundou, le manioc à Moissala, le Haricot à Léré.

Oui gardez nous la boule rouge à Bongor.

Mais pas que, gardez nous surtout vos propositions, ce qui vous tient à cœur pour faire de ce Tchad un pays de justice et d’égalité que nous voyons venir et auquel nous allons arriver

. Je demande donc au ministre de Transition chargé de la Sécurité Publique et à tout le CMT de veiller à la sécurité pour ces dialogues de justice et d’égalité qui s’organiseront dans les 23 provinces.

Si vous voulez les changements, allons au dialogue et discutons de tout là-bas mais mieux encore, préparons- nous à choisir librement nos dirigeants à la fin de cette transition pour installer enfin des dirigeants serviteurs.

A bientôt chez vous avec ce que vous êtes.

Et comme l’hymne de notre pays est une prière laïque adressée au Dieu de justice, permettez-moi de vous signifier ma plus grande prière, elle est que ce Dieu de justice auquel nos pères et mères fondateurs se sont adressés en rédigeant l’hymne de notre pays dans un lieu de culte, que ce même Dieu là enlève les Pierres d’injustice de nos cœurs et nous aide à construire ce Tchad laïc dans lequel les croyants et les non croyants, les catholiques et les protestants, les musulmans et les agnostiques, les initiés et les non-initiés, les Tchadiens de souche et les métissés, les ruraux et les urbains , les riches et les pauvres, les agriculteurs et les éleveurs, les filles et les garçons, les nomades et les sédentaires, les arabophones et les francophones et bientôt les anglophones, tous pourront vivre dans un pays d’égalité qui élève la dignité de la personne humaine et sa jumelle la justice au-dessus de tout.

Que ce Dieu de justice qui a créé la vie humaine et qui s’est assuré que l’Homme, malgré son intelligence n’a pas réussi à mettre en place une industrie de fabrication de la vie humaine, que ce Dieu de Justice à qui nos pères fondateurs se sont adressés en demandant qu’il prenne en garde notre pays, qu’il transforme nos cœurs pour détester en tout temps l’injustice sans attendre d’être victime directe avant de nous sentir concernés.

Qu’il nous donne la force de caractère nécessaire pour dire à bas l’injustice sans pour autant dire à bas les injustes. Car si je vous disais à bas les injustes, on aurait déjà lancé la chasse à l’homme contre tous ceux qui ont tué nos frères.

Si vous me faites confiance depuis tout ce temps, c’est parce que vous savez qu’ici on déteste toutes les injustices mais notre bienveillance nous commande l’amour transformateur du prochain, fut-il un injuste.

Telle est ma prière mais comme vous le savez, même dans le mystère de la création, même Dieu a travaillé 6 jours sur 7 donc ce qui nous reste devant à faire pour l’avènement de ce Tchad c’est le TRAVAIL.

A l’image du pays de Sankara appelé pays des hommes intègres, nous devons faire du Tchad un pays des Travailleurs intègres car j’entends une voix me souffler : qu’un peuple qui ne travaille pas n’ait point droit au progrès.

Travaillons donc dans l’unité des justes et alors le progrès synonyme de la transformation de notre pays sera une réalité.

Allez donc partout, faites de tous les Tchadiens des Travailleurs qui joignent le travail à la prière pour transformer économiquement, socialement et politiquement notre pays.

 Que Dieu vous bénisse et que Dieu prenne en garde notre pays.

Je vous remercie.

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